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mardi 3 octobre 2017

SESSION 2019

Comment s’orienter dans la clinique ?

Symptômes en temps de crise, qu’en faire ?    

    Malaise  dans  la  civilisation  inaugurait  déjà  Freud,  désordre  dans  le  Réel  au XXIᵉ  siècle  pointe  Jacques-Alain  Miller.  Dans  une  société  en  crise,  en  constante  mutation,  et  pour  laquelle  les  idéaux  et  les  traditions  qui  la  régissaient ne  fonctionnent  plus,  le  sujet  se  met  en  appétit  mais  ne  s’y  retrouve  plus  ! Sujets  rivés  à  leurs  écrans  sur  fond  de  jouissance  arrimée  aux  objets  connectés,  addictions  diverses,  enfants  violents,  les  discours  de  la  science  et  du capitalisme  ouvrent  sur  un  réel  qui  déroute  le  sujet  dans  un  pousse-au-jouir toujours  plus  contraignant. La  psychanalyse  offre  un  autre  discours.  

En  s’orientant  sur  le  réel  du  symptôme,  c’est-à-dire  de  ce  qui  se  loge  au  cœur  du  sujet,  de  ce  qui  lui  est  le plus  intime,  la  psychanalyse  permet  au  sujet  de  s’ouvrir  à  la  vérité  que  recèle ce  symptôme  et  de  s’orienter  sur  la  boussole  de  son  désir. Il  ne  s’agit  plus  de  jouir  toujours  davantage,  mais  de  s’affronter  à  la  perte qui  est  aussi  marque  de  vérité  pour  un  sujet. Le  déclin  de  l’ordre  symbolique  introduit  de  nouvelles  perspectives  dans  la manière  d’envisager  la  clinique.  L’étude  du  Séminaire  de  Lacan,  L’Envers  de la  psychanalyse,  permettra  de  nous  repérer  et  d’étayer  théoriquement  un savoir-y-faire  avec  les  symptômes  de  notre  temps.                        


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Cycle de Conférences Actualités Cliniques

Mercredi 3 Octobre 2018 à 20h45
Qu'apprendre de l'enfant violent? 
Christine Maugin
psychanalyste à la Roche sur Yon, membre de l'ECF et de l'AMP, 
coordinatrice de la Diagonale francophone du Nouveau Réseau CEREDA

La violence de l'enfant, J.-A. Miller nous propose de la lire comme la pulsion. 
Vers quoi la violence de l'enfant s’oriente-t-elle ? A quoi s'affronte l'enfant dans son acte violent ? 
Que cherche-t-il à nous dire ? Qu'avons nous à en apprendre ?

20h45 Espace Dewailly - Salle 2-

3, Place Louis Dewailly - Amiens 

Participation aux Frais : 6€, Etudiant, demandeur d’emploi : 3€

                 

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                        Conversation de l’Antenne Clinique Amiens & Reims

aura lieu le Jeudi 11 Octobre à Amiens de 9h à 18h
Journée ouverte au public sur inscription,
il y a un nombre de places limité.

Participation au frais pour les non-inscrits à l’Antenne Clinique : 20€, tarif étudiant ou demandeur d’emploi : 10€, Formation Permanente : 50€     

                                                    Télécharger l'affiche

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           Mercredi 23 Mai

        Conférence sur le genre 
                 20h 45 à Amiens 

Bernard Leœurpsychanalyste, membre de l'ECF

Un choix du sexe ?

Contrairement au règne animal, naître femelle ou mâle - fille ou garçon -, ne  détermine  pas  la sexualité humaine. La psychanalyse nous apprend qu'être homme ou femme est  une  construction  qui s'origine d'un  choix  lié  à  la contingence des rencontres. 

Aujourd'hui, en raison des transformations engendrées par la science et la technologie, le choix du sexe ne relève plus uniquement du désir du  sujet  mais  aussi de  la volonté   d'un   individu  qui  impose  ses exigences. Ces modifications profondes interviennent sur le vivant humain. Elles ouvrent des perspectives qui viennent mordre sur le hasard et l'imprévu, c'est à dire l'Autre. Que devient alors la dimension du choix ?


20h45 Espace Dewailly - Salle 2 - 
3, Place Louis Dewailly - Amiens 


Participation au frais: 6€ - Tarif réduit (étudiants, demandeurs d'emploi): 3€
Entrée libre pour les inscrits à l'Antenne Clinique
ACF-CAPA 77 Bd du Général Leclerc- Reims
UFORCA-Antenne clinique 11 bis Avenue de Dublin Amiens

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          Mercredi 21 Mars

    Conférence sur les addictions 
20h 45 à Amiens 
Pierre Sidonpsychanalyste, directeur d’un CSAPA, membre du réseau TyA/ Toxicomanie et Alcoolisme, Réseau du Champ freudien 

L’ère de la clinique sans qualités

La science produit une uniformisation du monde, ne procédant pas d'un idéal mais par l'universalisation de la technique et de la consommation et son corrélat de jouissance. Jouissance prête à porter des gadgets, des substances et des prothèses qui se substituent à celle, singulière, de chacun. L'apaisement qu'elle prodigue n'est que de courte durée et des effets d'angoisse supplémentaires peuvent découler de cette pluie d'objets. La clinique elle-même en est transformée et les traitements aussi: tous assujettis au règne du chiffrage. Dans ce tableau, les psychanalystes interviennent désormais pour permettre à chacun, à la société, de continuer à respirer malgré l'étreinte croissante des contraintes de la modernité. Quelles sont ces modalités d'intervention individuelle, en institution, dans la société, qui ne soient pas passéistes voire réactionnaires ?




20h45 Espace Dewailly - Salle 2 - 
3, Place Louis Dewailly - Amiens 


Entrée libre pour les participants à l'Antenne Clinique d'Amiens
Renseignements : 
P.A.F : 6€ et 3€

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Mercredi 31 Janvier 

20h45 à Amiens

L’autisme, 
traitement ou style de vie ?
Conférence de
Guy Poblome, membre de l’ECF et de l’AMP, est directeur thérapeutique au Courtil en Belgique, analyste praticien à Tournai, membre de l’École de la Cause freudienne et enseignant au Collège Clinique de Lille.

Le discours courant nous présente le sujet autiste comme coupé du monde, refusant tout contact avec l'autre, se repliant sur la manipulation répétitive d'un objet, présentant des stéréotypies envahissantes, exigeant une immuabilité du monde qui l'entoure. Tout cela n'est pas faux, et certains professionnels font le choix de vouloir faire disparaître ces manifestations symptomatiques pour adapter l'autiste aux exigences de la société, ce qui n'est pas sans risquer une certaine débilisation du sujet. Ce n'est pas notre choix. Notre exigence à nous est de situer et de déterminer la fonction des symptômes pour un sujet afin d'apprendre de lui, comment l'accueillir, l'accompagner et lui répondre. C'est ici la singularité qui est visée, plus que l'adaptation. 

Nous allons explorer comment un jeune garçon, arrivé à l'âge de trois et demi dans une institution, qui maintenant en a vingt-trois et prépare sa sortie, est parvenu à inventer des stratagèmes pour tolérer, voire consentir au lien social.



Attention nouvelle adresse pour les conférences 
20h45 Espace Dewailly - Salle 2 - 
3, Place Louis Dewailly - Amiens 


Entrée libre pour les participants à l'Antenne Clinique d'Amiens
Renseignements : 
P.A.F : 6€ et 3€
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Comment s'orienter dans la clinique ?
Les usages du transfert

Changement d'adresse 
La 1ère matinée Jeudi 11/01/18
aura lieu à 
UPJV
3, rue des Louvels
Bat D 1er étage
Salle Ouessant



Vous pouvez encore vous inscrire !


Comment nous orientons-nous dans la clinique et dans les institutions aujourd’hui ? A l’ère de la technoscience et du consumérisme, le lien à l’autre a pu être qualifié de liquide1, les caractéristiques de l’homme moderne seraient d’être sans liens, sans attaches. Le rapport à l’objet et au savoir s’en trouve modifié. Quelles en sont les conséquences dans le lien clinique ? 
C’est par un retour à un des concepts fondamentaux de la psychanalyse; le transfert, désignant depuis Freud, le moteur et l’obstacle au travail analytique que nous aborderons ces questions. La  complexité de la clinique sous transfert demande à en préciser le ressort. 
Si le transfert est à l’œuvre dès qu’il y a lien social, Freud en propose un, inédit, celui que créé la psychanalyse dont le moteur est un amour véritable2. Lacan développe et précise ce point important en indiquant que les affects (amour, haine …) ne sont pas la simple réédition du lien du sujet à l’Autre de son histoire. Au-delà deux axes constituent le transfert : l’objet et le savoir. Quel est donc l’objet du transfert analytique ? Quel en est le savoir ?
S’intéresser au transfert c’est aussi se préoccuper de comment le clinicien répond à l’amour de transfert. Un débat crucial entre alors en jeu avec les tenants du contre-transfert, soit la somme des sentiments de l’analyste. Est-il l’instrument et la réponse adéquats ? Lacan en renouvelle l’approche à partir de la notion de présence de l’analyste en s’appuyant sur le désir et l’acte.
Enfin, que devient le transfert une fois le travail clinique terminé ? Est-il infini, liquidé, résolu ? La nécessité de savoir lire les usages du transfert relève de la position du clinicien, car si elle en conditionne l’entrée, elle en conditionne aussi la fin.
La lecture du séminaire de Lacan - Le transfert– orientera le travail clinique et théorique de cette année. 

1 Bauman Z., L’amour liquide - De la fragilité des liens entre les hommes, Hachette littératures, 2004.
Freud S., Observations sur l’amour de transfert, 1915, in La technique psychanalytique, PUF, p. 126.
3  Lacan J. Le séminaire, Livre VIII. Seuil, édition juin 2001.  




11.01.18      Au commencement était l’amour 
Présentation du Séminaire   J-M Dutilloy 
Ressort de l’amour       C. stef 

15.02.18           Névrose et transfert 
Demande et désir              M. Barrier 
Maniements du transfert     P. Wartelle 

15.03.18       Psychose et transfert 
Pessimisme freudien        H. Mention 
Lacan : un traitement possible  L. Fournier 

19.04.18         Science et transfert 
Le maitre et l’analyste     C. Stef 
Une clinique scientifique       P. Wartelle 

17.05.18          Le contre-transfert 
La querelle du contre-transfert        L. Fournier 
Des usages du contre-transfert    M. Barrier 

14.06.18         Destins du transfert 
Liquidation, transformation, résolution?     J-M. Dutilloy 
Ce qui reste…       H. Mention 


11.10.18       Journée d’étude - Amiens

Télécharger la brochure
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Leçons d'introduction à la lecture 
des textes fondamentaux de la psychanalyse

Changement d'adresse Jeudi 11/01/18 à 18h
1ère soirée aura lieu à l'Espace Dewailly
3, place Louis Dewailly
Amiens

Session 2018

La vie amoureuse

Ces leçons sont destinées : 
- à ceux qui souhaitent entreprendre une première approche de la clinique et de la théorie analytique. 
- aux étudiants des cursus universitaires (médecine, psychologie, philosophie…) ainsi qu’aux étudiants des écoles d’éducateurs, d’infirmiers, d’assistants sociaux, d’orthophonie, etc. 

« J’ignore combien d’entre vous connaissent la psychanalyse par leurs lectures ou par ouï-dire. Mais le titre même de ces leçons : Introduction à la psychanalyse, m’impose l’obligation de faire comme si vous ne saviez rien sur ce sujet et comme si vous aviez besoin d’être initiés à ses premiers éléments. »   
Sigmund Freud  - Introduction à la psychanalyse, Chapitre premier.

Inscription encore possible ! 
Il arrive à Freud et à Lacan de considérer que la science est venue modifier le statut de l’amour, et, à certains égards, en refaire une maladie...Nous sommes encombrés de l’amour, et pour longtemps encore, selon une expression qu’affectionnait Lacan : comme un poisson d’une pomme1.
1- François Regnault
Programme 2018

Le jeudi de 18h à 20h
Jeudi 11 Janvier 2018 -
La vie amoureuse et les hommes par  L. Fournier
Jeudi 15 Février 2018 
Et chez les femmes ? par H. Mention
Jeudi 15 Mars 2018
Le fétichisme par J.-M. Dutilloy
Jeudi 19 Avril 2018
L’amour, la haine par M. Barrier
Jeudi 17 Mai 2018
L’amour dans les psychoses par P. Delengaigne
Jeudi 14 Juin 2018
Amour et famille : du nouveau ? par P. Wartelle


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jeudi 29 juin 2017

Echo de la conférence de Nathalie Jaudel
22 juin Reims
C.Stef
Nathalie Jaudel  donnait une conférence jeudi 22 juin à Reims,  en clôture de la session 2017 des Antennes clinique d’Amiens et de Reims, sous le titre, Le racisme et le corps.
On pourrait citer de nombreux articles et ouvrages de psychanalystes lacaniens qui ont fait le choix de sortir de leur réserve pour contribuer au déchiffrage du malaise dans la civilisation, devenu symptôme de l’Autre qui n’existe pas.
Racisme,  violence et terrorisme prolifèrent,  animés, toujours plus par la pulsion de mort. Mais pas que par la pulsion de mort. Ces phénomènes ne sont pas résorbables par les seules  nécessités de la jouissance.  Sous le titre, Le racisme et le corps, Nathalie Jaudel a centré sa conférence, sur l’invidia, l’envie, l’envie mauvaise que suscite le spectacle de la satisfaction obtenue par l’autre, le prochain l’étranger, inquiétant d’autant plus que familier, avec sa façon de vivre, son style, ses usages de l’image,  ses usages du corps, ses pratiques d’échange, de liberté ou  de soumission,  ses croyances, ses certitudes .. …. Quelques thèses suscitent le débat sur ces questions et c’est tant mieux.  Car les questions que posent le racisme les radicalisations de tous ordres  sont loin d’être tranchées.
Quand Lacan lance, L’inconscient c’est la politique,  le 17 Mai 1967, on entend  que les enjeux de la politique peuvent être déchiffrés, dans leur valeur singulière, au un par un, et on entend  aussi qu’il est sans doute possible à partir de ce déchiffrage, de s’orienter quant aux moyens de parer à la destruction de ce qui fait société, ce qui fait lien social civilisé.
Aujourd’hui la destruction est mise en œuvre par les différents variantes de la haine, de la honte, du ressentiment, et de la pulsion de mort, et aussi par la fureur aveugle d’une logique financière planétaire qui n’a, comme la science, ni âme ni conscience : ruine de l’âme, et de la civilisation, rejet du sujet parlant .
On peut à partir de ces points,  rechercher les causes de la radicalisation en France du coté des conséquences de la colonisation, mais aussi  du coté de l’ultralibéralisme qui d’une main fait s’équivaloir les objets de la consommation mondialisée, et de l’autre paupérise, ségrègue violemment un nombre de plus en plus grand d’hommes et de femmes qui se trouvent exilés de force, exclus de tous les circuits d’échange,  éventuellement candidats ou victimes  de mort violente.
C’est ce que Nathalie Jaudel a déplié ce 22 juin, en centrant son propos sur certains visages de la question.

La psychanalyse propose un tu peux savoir,  tu peux ne pas oublier, que la haine peut venir aux commandes, en tant qu’il est quand même plus supportable de faire porter à l’autre le poids de ce qui s’en va et qui revient, grimaçant, toujours à la même place, pour chacun.